A la découverte de Skr3amy!

Niveau musique, on peut dire que j’ai des gouts éclectiques (quoi qu’en pensent certains !). Mon amour pour cet art (et tous les autres) est sans limite, et il me semblait juste de vous faire partager mes découvertes. Celle-ci (de découverte) ça va faire 10 ans que je suis tombée dessus en classe de terminale. Une demoiselle, les dreads locks sur la tête, discrète, posée, pleine de sensibilité, et pourtant, par sa musique elle a su me montrer tout ce qu’elle cachait comme magnifique hargne en son fort intérieur. Depuis, elle a grandi, comme nous tous. Depuis, elle a construit sa vie, elle a aimé, elle a haït, elle a travaillé et cette jeune femme pleine de passion n’a cessé de faire évoluer ses sons pour nous donner Skr3amy !

Skr3amy, photo par ©Pascal Danot

Mya0u : Skr3amy, c’est qui ?
Sk3amy : Skr3amy c’est Skreamy. C’est moi.

Quand on me connait dans la vie de tous les jours, on sait que j’ai la voix qui porte. Ce nom vient de là.
C’est un projet vraiment très personnel, qui est né il y a presque six ans maintenant.
À la base, c’était vraiment plus trip hop, et ça a évolué en même temps que moi.
C’est un alter ego, un personnage qui me représente.
Je suis le cerveau du projet, et je suis seule pour le moment. Je gère les machines, le chant, les guitares, j’ai du mal à travailler avec quelqu’un d’autre sur ma musique. J’arrive pas à lâcher le bébé.
Mais il sera question d’intervenants pour la scène, et d’un travail sur moi-même.

M : Comment qualifies-tu le style de musique que tu crées ?
S : C’est un gros meltingpot d’influences et de choses que j’aime.
Mais en résumé, je qualifierais ça d’électro rock en mode plutôt dark et sexy qui peut partir dans tous les sens… ;)

M : Qu’est-ce qui t’aide à écrire ?
S : La plupart du temps, c’est mon vécu.

Ca va être une rupture ou une déception amoureuse, la religion, les questions que je peux me poser sur l’avenir,… Ou alors une euphorie incontrôlable qui me donne des ailes et qui me donne envie d’arcs-en-ciels (oui, ça m’arrive…). Je pense encore beaucoup comme un enfant.
Ca va aussi être un coup de gueule, un truc que je dois vomir et qui peut se rapporter à un fait divers.

M : Quelles sont tes influences musicales ?
S : Elles sont vraiment très nombreuses et difficiles à lister.

J’ai grandi avec Nirvana et les Breeders, passé mon adolescence avec NTM et IAM, ai découvert Nine Inch Nails et les Pixies vers 17 ans, et ai commencé à vraiment m’intéresser à la musique électronique vers 19 ans.
Je peux aussi ajouter à la liste PJ Harvey, Janis Joplin, Hole, Diamanda Galas, The Cure, Bauhaus, Joy Division, Fischerspooner, Vitalic, Pendulum, The Dresden Dolls… Là c’est tout ce qui me vient en tête, mais il y en a beaucoup beaucoup plus.
J’essaie d’écouter le plus de trucs possible, je suis curieuse d’à peu près tout ce qui se fait.

Ah oui. Tu peux juste virer le zouk de façon définitive. Ça, ça me file de l’urticaire.

M : Quels sont tes projets d’artiste ?
S : Déjà, en premier lieu, travailler sur mon album et me préparer à la scène.

Mon perfectionnisme m’a vraiment paralysée jusqu’ici, j’essaie de passer outre pour finalement finir tous les morceaux en cours et me lancer sur scène. Je me suis donnée comme date butoir 2013 pour la scène. Histoire de prendre tout mon temps.
Je me suis un peu mise à la production, en enregistrant un duo folk du nom de « The Bloodysweet ».
J’ai fait les arrangements sur l’un de leurs morceaux, qui devrait être en ligne le mois prochain.
Sinon, je suis sur le court-métrage d’animation d’une amie, Lucie Dartois.
Je m’occupe de l’habillage sonore et musical. C’est sur le thème du Petit Chaperon Rouge, mais transposé dans le New York d’aujourd’hui. Et ça va dépoter.
Récemment, j’ai été approchée par un film maker, Julien Joyeux. Il a aimé ma musique, alors je travaille actuellement à l’habillage musical de plusieurs de ses vidéos.
Et pour finir en beauté, je collabore à droite à gauche, en tant que chanteuse.
Genre, en ce moment, je suis sur un morceau de dub. Je galère un peu, parce que le dub c’est difficile pour poser des voix, mais c’est fun.

Là, je pense avoir fait le plein niveau projets !

M : Si c’était à refaire, t’y prendrais-tu autrement ?
S : Totalement. J’instaurerais une vraie rigueur, qui est quasi inexistante dans mon travail actuel.

J’ai du mal à me concentrer sur une seule chose, si c’est pas parfait je me décourage rapidement, je suis trop sujette à mes émotions qui débordent sur le reste… je raconte ma vie un peu trop aussi ;)
J’ai encore beaucoup à faire pour gagner en maturité artistique.

M : Un mot pour finir ?
S : Allez checker les pages d’Emeraldia et de Serial Industrie.
Ce sont des gens talentueux qui méritent que l’on parle d’eux !

Et moi, je vous conseille surtout d’aller vous régaler les tympans en découvrant le site de Skr3amy, son facebook, sa page YouTube, son MySpace ou encore sa page SoundCloud!

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3 réflexions au sujet de « A la découverte de Skr3amy! »

  1. Coucou,
    en faisant une veille sur moi, je découvre ton b log que je ne connaissais pas , il chouette. En plus ça me fait plaisir que tu ais choisis une photo de notre shooting, c’était une jolie séance. A+

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