Venez découvrir Kalou Studio!

Comme vous le savez, je passe beaucoup de temps sur la toile. Et dans ces moments-là, nombreux sont ceux que je consacre à la recherche d’artistes, de talents, d’émotions.
C’est durant l’une de ces périodes que j’ai croisé Pascal. J’ai découvert chacune de ses photos avec beaucoup d’entrain. La fraîcheur qui s’en dégage m’a tout simplement transmis une grande joie et m’a prouvé le talent de Pascal. Nos échanges m’ont permis d’apprendre également de l’homme, et j’ai été touché par sa maturité et son expérience.

©Kalou Studio

Mya0u : Parle nous de toi, explique nous comment es-tu tombé dans la photographie ?
Pascal : C’est une histoire en plusieurs épisodes, oui ça commence comme une saga ;-) mon premier contact avec la photographie remonte à l’adolescence, comme dans un vieux film c’est en fouillant dans le grenier que je suis tombé sur le matériel photo de mon père, un vieux Zenith E et tout son équipement (pied, zoom, projecteur etc.) ce vieux boitier populaire russe allait me donner l’occasion de découvrir les joies de la prise de vue argentique. J’ai commencé par monter des dioramas avec des modèles réduits, et un mini studio dans ma chambre d’ados, cet épisode fut court et le Zenith rejoint vite sa place au fond d’un tiroir. Des années plus tard, alors formateur BAFA (formation d’animateurs) on me demande d’encadrer des stages photo, mon retour à l’argentique, je me spécialise sur le développement, tirage et trucage en labo et un peu de développement diapo N&B aussi, cela va durer 3ans et je ne touche à la photo que dans le cadre de ces stages. Un bon de quelques années plus tard, à cette époque je travaille en crèche (et oui!!) et voir tous ces bouts de choux et leurs bouilles me redonnent envie de ressortir le Zenith et shooter pour proposer à chaque fin d’année une expo aux heureux parents. Mon pauvre Zenith finit par rendre l’âme et m’oblige à une longue pose dans cette histoire. Il y a quelques années je commence à voyager beaucoup et très vite je ressens le besoin d’immortaliser mes instants d’émotions et de partage durant mes voyages, je file dans un magasin acheter avec mon maigre pécule un petit compact Sony, pratique quand je voyage très léger dans des contrées sauvages du bout du monde, mais très vite il va s’avérer limité à mes besoins d’images, je l’utilise d’emblée en manuel et au bout de deux voyages je suis au bout de ses capacités.

C’est à Madagascar, fin 2006, que je découvre le reflex numérique, étonnant non ! Où je passais voir des amis, qui possèdent un canon 300D, j’essaye, waouh je retrouve mes sensations perdues. En début 2007 j’achète mon premier reflex numérique et là commence une pratique assez régulière de la photo, sans avoir de préférence je m’essaye à tous les styles : paysage, animalier, portrait, reportage… mais pas encore de modèle.

Malgré cette passion grandissante, je ne dispose pas de beaucoup de moments pour shooter comme je le voudrais, mon métier de directeur de structure touristique prend 120% de mon temps, il me prend tellement de temps que je décide finalement de le quitter, mais pour faire quoi ?

La seule chose qui me paraisse évidente à ce moment-là est « la photographie » comment ? Aucune idée, je verrai bien ce que l’avenir me réserve et je me déclare auteur photographe en septembre 2011, une nouvelle aventure commence…

M : As-tu un style reconnaissable ?
P : Question difficile, je ne pense pas pour l’instant avoir un vrai style défini, cela viendra avec le temps et mes projets futurs. Pour l’instant ce qui me caractérise, d’après les modèles et les gens avec qui je partage des shootings, c’est plutôt ma façon de faire et d’être avec les gens. J’ai pratiqué beaucoup de métier à contact humain et j’adore ça, je tiens à travailler dans le plus grand respect des gens qui entourent les différents projets.

M : Raconte-nous comment se passe un shooting avec un modèle ?
P : Vu que je suis au début de ce type de travail, les choses s’affinent petit à petit, le thème à une grande importance pour moi et surtout tout doit être cohérent, décor, tenue, make-up, coiffure, attitude, accessoire.

Quand j’ai un contact avec un modèle, la première chose est de voir si elle ou il a des projets précis, des envies. En fonction de ça je propose une idée ou plusieurs afin de trouver un point de départ commun, ça peut être n’importe quoi, une tenue, une passion…n’importe quoi. Autour de ça on brode une idée qui nous plaise, c’est la meilleure façon de tirer le meilleur de toute l’équipe, d’abord on passe un bon moment tous ensemble, le projet nous porte, le modèle rentre dans son rôle et moi je me donne à fond pour tirer un résultat au mieux. Je ne m’imagine pas imposer un thème a quelqu’un qui me dirait « oui c’est pas mal comme idée ».

Ensuite, après le shoot je fais une première sélection des images avec une ou plusieurs propositions de traitement, que je mets sur un dossier privée seulement accessible au modèle et moi, on fait un choix commun et suit un traitement en profondeur des images, que je remets en ligne en privée pour un choix final commun, une fois ce choix terminé un album public et crée ou le modèle peut piocher les images.

Je ne publie aucune image non validée par le modèle, même si elles me plaisent, c’est un travail commun jusqu’au bout, pour finir je fournis un cd avec les HD.

©Kalou Studio

M : Et pour les paysages, choisis-tu un instant et un lieu particulier, ou te balades-tu avec un appareil photo prêt à dégainer à tout moment ?
P : J’ai les deux méthodes, soit j’ai repéré un lieu qui m’inspire et je sais exactement ce que je veux, soit je pars à l’aventure avec un boitier et deux trois objectifs, histoire de pouvoir faire aussi un peu de macro ou de panoramique.

Quand je suis en voyage c’est complètement différent tu ne sais pas ce qui va se présenter à toi, inattendue totale, et ça s’apparente un peu à l’argentique, car souvent je ne peux pas regarder ce que j’ai shooté, hormis sur le petit écran du boitier, et sa réserve encore plein de surprises, super agréable comme sensations.

M : Où trouves-tu l’inspiration ?
P : Elle vient souvent au moment présent, dans les situations spontanées. Dans le cas des modèles c’est l’échange que je peux avoir qui va déterminer l’inspiration, les lieux que je visite pour envisager des shootings aussi ont une très grosse influence, le style du modèle a une grande importance.

Je pioche aussi dans le cinéma, la peinture, la photographie évidemment. Je regarde beaucoup le travail des autres, et me pose beaucoup de questions techniques, j’échange avec des photographes comme moi dont j’aime le travail et qui me donnent conseils, si j’envisage un travail proche du leur j’aime bien qu’ils en soient informés et généralement ça passe plutôt bien et ils me donnent deux trois billes pour avancer par moi-même.

M : Parle nous de tes projets (actuels, passés ou futurs).
P : Les projets sont tous neufs, jusque là je n’y avais pas réfléchi, mais la découverte du monde des modèles m’a donné des envies, j’envisage notamment un projet autour du travail « d’Alphons Muchas » peintre tchécoslovaque du début du siècle, j’ai toujours aimé son travail et essayer un rendu photo d’une de ses œuvres me motive.

En ce moment, rien d’original, je commence une saga Pin Up avec quelques Modèles, un style que j’ai toujours apprécié dans des tonalités 50’s/60’s, dans un style soft, mais glamour. J’ai une grande passion pour les femmes, euh au sens artistique ;-) cette image de douceur et de force qui passe dans un regard de femme, j’ai beaucoup de respect pour elles et c’est un grand plaisir de leur donner le meilleur de moi pour produire de belles images.

M : Recherches-tu des modèles en ce moment ? Si oui, un style particulier ?
P : Je ne recherche pas vraiment, j’ai cherché quand j’ai découvert les groupes d’échange photographes/modèles sur Facebook grâce à une amie photographe. J’ai démarché deux modèles avec qui je multiplie les shoots, on s’entend bien et les résultats sont naturellement au rendez-vous, c’est ce que je recherche, un suivi sur le long terme. Aujourd’hui, et ça me rassure dans ma façon de travailler, les modèles viennent d’eux-mêmes, c’est déjà pour moi une grande forme de reconnaissance pour mes débuts.

Je ne recherche pas un style en particulier, juste ce que le modèle dégage comme émotions et généralement l’esthétique qui en découle, si je sens un truc émotionnel je sais que je vais pouvoir arriver à trouver des instants qui vont les rendre belles, c’est le but premier, qu’elles se trouvent belles sur mes images, c’est le plus beau des remerciements.

M : Qu’est-ce qui fait une bonne photo selon toi ?
P : L’image qui provoque une émotion sans hésiter, qu’elle soit de type reportage ou travaillée, je suis un peu vieux jeu sur l’image, j’adore Bresson, Doinneau, Weiss, Salgado, par exemple pour ce que dégagent leurs photos. Certaines m’ont vraiment marqué, je me souviens d’une photo de l’Abbé Pierre dans sa chambre par Sabine Weiss, qui a trôné dans mon bureau pendant longtemps. Il y a avait tout dans cette photo, l’instant, l’émotion et la grandeur de cet homme. Mais je crois que ma plus grosse claque en photo je l’ai prise sur une expo d’Annie Leibovitz à San Francisco avec sa photo de la Reine Elisabeth en extérieur, photo qu’on trouve partout, mais très recadrée, et là je suis tombé sur l’original en très grand format, et je suis partie ailleurs. Je pense être resté devant durant au moins 30min à me délecter de chaque détail, la dernière fois que j’ai fait une chose pareille j’étais face à un Michel-Ange, voilà une grande émotion esthétique, étique ou épidermique, pour moi la même chose dans toutes les formes d’art.

M : Quel serait ton rêve, ton but en tant que photographe ?
P : Coller des frissons comme j’ai pu en avoir face au travail de grand artiste, mais ça c’est un rêve. Mon but c’est de prendre du plaisir à faire de belles images et comme tous les auteurs photographe arriver à en vivre.

M : Un mot pour finir ?
P : « Tahin Janahary » une sorte de porte bonheur en Malgache, à partager.

©Kalou Studio

J’espère que, tout comme moi, Pascal vous aura donné envie d’en découvrir davantage. De l’art et de l’artiste, je vous laisse apprendre en vous rendant sur son site, sa page facebook et sa banque d’images.

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