Psychologie, psychiatrie, et si nous nous posions les bonnes questions?

Il y a de ça quelques mois, j’ai découvert dans une émission vue sur YouTube les failles du système de prise en charge psychologique et psychiatrique en France et dans les pays industrialisés. Bien entendu, et comme tous ceux qui l’ont vu, j’ai été choqué de voir la consommation de médicaments dans le traitement des névroses et des psychoses. Je pense que tout le monde connait les antidépresseurs ou les anxiolytiques sans pour autant en avoir pris soi-même, mais à en croire le documentaire, ils seraient un peu avaler comme des bonbons. Aux Etats-Unis, par exemple, même les enfants sont traités à coup de médicaments alors même qu’il n’y a pas de recul sur les effets à long terme des molécules. On estime qu’en 2007 un demi-million d’enfants étaient sous antipsychotiques, que 10% de la population américaine prend des antidépresseurs…

J’ai bien conscience qu’il est important de soigner un malade, mais encore faut-il pouvoir parler de maladies. Car, quand vous allez voir un médecin parce que vous êtes tombés et que vous avez mal, qu’on vous fait une radio et qu’on voit l’os cassé, on traite autant la fracture que la douleur et heureusement, mais quand rien n’est calculable, contrôlable, mesurable, quelles sont les preuves concrètes d’une maladie mentale ?

Beaucoup de pathologies se retrouvent avec les mêmes symptômes, ainsi, en fouillant un peu, on peut voir que le trouble du comportement limite est souvent confondu avec une dépression ou avec de la bipolarité et j’en passe. Les professionnels eux-mêmes se trompent, alors en qui pouvons nous avoir confiance ?

Il n’y a pas si longtemps, l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale, la transsexualité l’est toujours d’après la dernière version du DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders = Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) qui date de 1994 (avec des modifications en 2000), en espérant que le prochain prévu en 2013 change au moins ça… Mais on apprend, dans le documentaire dont je parlais précédemment, que les troubles prémenstruelles que connaissent la majorité des femmes seront aussi dedans, ainsi que l’addiction aux technologies (trouble de la dépendance à l’Internet), la compulsion à l’achat (trouble de l’achat compulsif) etc. Je trouve ça un peu fort… On va nous mettre sous antidépresseurs avant nos règles, youhou !

Je n’ai rien contre les thérapies, qu’elles soient longues ou brèves, mais contre ce besoin de donner des médicaments pour tout et n’importe quoi. Avant, on avait conscience que la vie n’était pas un long fleuve tranquille, qu’il y avait des hauts et des bas et que l’humeur variait en fonction, maintenant on appelle ça un trouble bipolaire. Avant, perdre un être cher et être malheureux était normal, maintenant il faut suivre les étapes du deuil et gober des comprimés pour sourire parce que vous faites une dépression, alors que c’est bien logique d’être triste.

Je ne stigmatise pas la psychologie, la psychiatrie ou ceux qui la pratiquent, j’aimerais seulement que ceux qui l’utilisent (les patients, donc) se posent quelques questions. Si vous n’avez pas confiance en ce que dit votre dentiste, vous n’hésitez pas à demander un second avis, et bien je pense que ça doit fonctionner pareil, déjà parce qu’il y a de bons et de mauvais psys, comme pour le reste des professions, comme il y a de bonnes et de mauvaises idées, mais aussi parce qu’ils suivent tous ce manuel (le DSM) et que ceux qui votent pour y mettre ou y enlever les pathologies, les symptômes et les traitements sont bien souvent des gens qui possèdent des actions dans de gros laboratoires, il y a donc un gros conflit d’intérêt.

Posez-vous les bonnes questions…

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